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Nouvelle mécanique, nouvelle coque et plus de fonctionnalités chez Sea-Doo.

Publié le 29 septembre 2019 dans Essais par Sylvain Raymond

BRP a littéralement le vent dans les voiles ses dernières, sa gamme de motomarines Sea-Doo surpasse les ventes de tous ses concurrents et ce peu, importe la région dans le monde. L’introduction du Spark en 2014, un modèle plus compact et abordable, y est pour beaucoup. On craignait que ce dernier cannibalise les ventes des autres modèles, au contraire, la gamme Spark aura attiré une toute nouvelle clientèle sur l’eau. Le Spark Trixx, son dérivé plus sportif et débridé à quant à lui séduit une nouvelle clientèle d’enthousiastes à la recherche d’un modèle compact permettant le style libre alors que l’arrivé du modèle Fish Pro l’an passé positionnait Sea-Doo dans un créneau inexploré.

Deux ans après avoir introduit sa nouvelle plate-forme ST3 dans ses modèles plus imposants, BRP transpose les mêmes changements et améliorations dans ses motomarines à vocation récréative. Il faut savoir que ce segment représente plus de 30% des ventes chez BRP, pas étonnant que le constructeur y porte grande attention.

Une nouvelle plateforme
À la base des modèles GTI 90/130, GTI SE 130/170, on retrouve une toute nouvelle plate-forme qui rehausse leur aspect pratique. On veut briser le mythe qu’une motomarine ne sert qu’à tourner en rond et à s’amuser que pour quelques instants. On veut en faire des modèles plus polyvalent et prêt pour l’aventure. On a tout d’abord élargi l’arrière de 2,5 cm, ce qui non seulement ajoute à la stabilité de la motomarine à l’arrêt, mais permet aussi d’accueillir le système d’ancrage LinkQ. Ce dernier, partagé avec tous les autres types de véhicules de BRP, permet principalement de transporter trois accessoires, un réservoir d’essence de 15 litres (4 gallons), une glacière et un sac de rangement sec. Si l’on retire la section arrière du siège, on obtient une plateforme de détente dont l’espace est bonifié de 36% par rapport aux anciens modèles.

L’aspect pratique est aussi rehaussé avec une toute nouvelle configuration pour le coffre de rangement avant. Le capot intègre maintenant toute la section du guidon, et une fois le tout relevé, le conducteur peut aisément y accéder en position assise. Non seulement l’accès est facilité, mais on obtient 44 litres d’espace de chargement supplémentaire soit assez pour transporter l’attirail nécessaire à un week-end sur l’eau.

Le coffre à gant est aussi plus pratique, il comprend maintenant une section complètement étanche permettant de ranger votre téléphone intelligent au sec et à l’abri des chocs. Pourquoi? Car vous pourrez relier ce dernier au nouveau système de sonorisation via la fonction Bluetooth et écouter votre musique préférée tout au long de votre balade. Offert de série sur plusieurs modèles, ce système, d’une puissance de 100 watts, s’est avéré très simple d’utilisation grâce à une série de commandes placées près de l’un des deux haut-parleurs. Il faut toutefois se pencher pour les atteindre, ce qui est moins pratique à grande vitesse, on aurait bien apprécié une intégration directement sur les guidons.

Plus de puissance
De série, tous les modèles profitent d’un nouveau moteur Rotax à quatre temps. D’une cylindrée de 1 630 cc, plutôt que 1 503 cc, ce moteur sert maintenant de base à toutes les motomarines Sea-Doo, sauf dans le cas du Spark et du GTI 90. De série, il développe toujours 130 chevaux, soit la même puissance que l’ancienne mécanique, mais il est aussi offert en version de 170 chevaux, une hausse de puissance assez intéressante par rapport à l’ancienne mécanique de 155 chevaux. Il devient donc le moteur atmosphérique le plus puissant de la gamme, les livrées de 230 et 300 chevaux disposant d’un surcompresseur.

La bonne nouvelle, c’est que malgré tous les changements et ce gain de puissance, le prix des modèles a pratiquement été conservé au même niveau. Dommage pour vous si vous avez fait l’acquisition de votre motomarine l’an passé.

Nous avons eu la chance de mettre à l’essai cette nouvelle mécanique et dès le départ, le surcroit de puissance est notable. L’accélération initiale est plus franche alors que le 0-50 mph se boucle en 5,2 secondes plutôt que 6,6 secondes dans le cas de l’ancien moteur de 155 chevaux. En mode sport, la puissance nous semble beaucoup plus linéaire, un avantage des mécaniques atmosphériques. Les performances générales sont suffisamment relevées, tout en profitant d’une économie de carburant appréciable par rapport aux autres modèles de hautes performances.

Les modèles GTI offrent un bel équilibre entre maniabilité et confort. Ils sont plus engageants que les modèles à trois places, on peut effectivement s’amuser à tourner en rond et effectuer quelques figures tout en s’avérant plus confortable lors des balades plus longues sur des plans d’eau agités. Le siège Ergolock, issue des modèles de haute performance, permet de s’ancrer fermement en conduite plus dynamique en permettant de serrer les jambes dans des aspérités moulées au siège. On a aussi abaissé légèrement le siège, abaissant le centre de gravité de la motomarine. Attention, un peu trop d’audace vous éjectera, chose qui n’est pas désagréable lors des chaudes journées.

Au cœur de la maniabilité supérieure, on retrouve la coque en composite de plastique Polytec de seconde génération, jadis utilisée uniquement dans les modèles Spark. La compétition aime bien s’acharner sur cette technologie, mais cette dernière a su faire ses preuves. Plus légère qu’une coque en fibre de verre – de 30 à 40 lb – elle est aussi plus robuste et permet d’être réparé simplement en cas de besoin.

La rivalité demeure féroce sur l’eau et BRP contenu de peaufiner sa recette à succès.